Critères ESG : définition et impact pour les entreprises

Publié le
27/2/26

Chiffre d’affaires, rentabilité, marges, perspectives de croissance : historiquement, seuls les indicateurs financiers étaient utilisés pour évaluer une entreprise et la valoriser auprès des investisseurs. Aujourd’hui, les critères extra-financiers, les fameux critères ESG, prennent une part prépondérante dans l’évaluation des entreprises, qu’il s’agisse de grands groupes ou de PME. 

Que sont ces critères ESG, et pourquoi sont-ils importants, quelle que soit la taille de l'entreprise ? À quels enjeux répondent-ils ? Comment éviter le greenwashing et mettre en place des actions concrètes dans sa PME ? Comment WeeFin peut vous aider dans votre stratégie de développement durable ? Nous vous donnons toutes les clés dans cet article.

Que signifie ESG et quels sont ses piliers ?

Quelle est la définition des critères ESG ?

Il n’existe pas une définition unique et consacrée des critères ESG. Sur le site de l’Autorité des marchés financiers (AMF), on peut lire : 

“Les critères extra-financiers permettent d’évaluer un acteur économique, par exemple une société cotée, en dehors des critères financiers habituels [...]. Il s’agit de prendre en compte son impact et ses performances via un autre prisme, comme celui de l’environnement. En matière de finance durable, ces critères sont appelés ESG pour environnemental, social et de gouvernance.”

Les critères ESG sont donc des normes utilisées pour évaluer les pratiques et la performance des entreprises, sous le prisme du développement durable et de la responsabilité sociétale. Les investisseurs s’en servent pour établir une vision globale d’une entreprise, en plus des critères financiers traditionnels.

D’où viennent ces critères ESG ? Le terme ESG a été popularisé en 2004, dans le rapport Who cares win, publié par l’Initiative financière du Programme des Nations Unies pour l’environnement (UNEP FI). Celui-ci souligne l’importance d’intégrer des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance dans l’analyse financière et la gestion des investissements. Puis, en 2006, les Principes pour l’investissement responsable (PRI) de l’ONU sont formalisés. Ils fournissent un cadre pour intégrer les critères ESG dans les pratiques d’investissement. 

Quels sont les trois piliers fondamentaux de l’ESG ?

Comme leur nom l’indique, les critères ESG sont constitués de 3 piliers : environnemental, social et de gouvernance. 

Premier pilier : E pour environnemental

Le pilier environnemental des critères ESG permet d’évaluer l’impact direct et indirect d’une entreprise sur la planète, et son engagement vis-à-vis du changement climatique. Gestion des ressources naturelles, empreinte carbone, gestion des déchets, choix des partenaires commerciaux (locaux ou non) sont autant d’éléments pris en compte pour établir la note de l’entreprise sur ce pilier environnemental. 

Deuxième pilier : S pour social

Le pilier social permet d’évaluer l’impact direct et indirect d’une entreprise sur ses différentes parties prenantes. Cela inclut les salariés de l’entreprise, mais aussi ses clients, ses fournisseurs, les communautés locales, etc. Ce pilier est composé de différents volets : droits de l’homme, normes de travail, diversité et inclusion et engagement communautaire. L’évaluation de l’entreprise se fait sur des critères comme le respect du droit des employés, la prévention des accidents du travail, ou encore la représentativité hommes-femmes. 

Troisième pilier : G pour gouvernance

Le pilier gouvernance s’intéresse à la gouvernance de l’entreprise. Il s’agit des principes et processus de direction et de contrôle de l’entreprise. Cela inclut la structuration de la gouvernance de l’entreprise, la rémunération des dirigeants, les droits des actionnaires, les mesures pour lutter contre la corruption, etc.

Pourquoi parle-t-on de plus en plus d’ESG dans le monde des affaires ?

Difficile de faire l’impasse sur l’ESG aujourd’hui, quelle que soit la taille de son entreprise. Comment cela s'explique-t-il ? Quels sont leurs enjeux ?

Il y a d’une part une prise de conscience environnementale plus importante. Les préoccupations autour du climat et la dégradation de l’environnement grandissent, et de plus en plus de salariés se sentent directement concernés et responsables. Les entreprises sont donc plus incitées à adopter des pratiques de développement durables et avoir un impact limité sur l’environnement. 

D’autre part, certaines réglementations ont poussé les entreprises à adopter des critères extra-financiers. En France, la loi nᵒ 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte impose à certaines entreprises (sociétés cotées et grandes entreprises non cotées, en fonction de certains seuils) d’inclure dans leur rapport de gestion une déclaration de performance extra-financière. Cela est complété en 2019 par l’article 29 de la loi Énergie-Climat, qui renforce et étend les obligations des entreprises en matière de reporting sur le changement climatique et la transition énergétique. Le périmètre des entreprises concernées par le reporting extra-financier est élargi aux ETI et d’autres sociétés, en fonction de leur taille et leur impact économique et social (les sociétés de gestion sont quasiment toutes concernées). Les entreprises doivent également expliquer comment leur stratégie est alignée sur les objectifs de l’Accord de Paris, et les exigences de reporting sont complétées, sur 3 pans : le climat, la biodiversité et les risques ESG. Enfin, la directive européenne CSRD, adoptée en décembre 2022, élargit encore le champ des entreprises concernées par le reporting extra-financier, en incluant les PME cotées dans son cadre réglementaire. Elle induit également une harmonisation des normes en matière de reporting de durabilité. 

La conjonction de la prise de conscience environnementale et de la mise en œuvre de réglementations spécifiques a créé des attentes de la part des différentes parties prenantes des entreprises. Investisseurs, clients, régulateurs, salariés : tous attendent des entreprises d’agir de manière responsable. Selon l’étude Global Private Equity Responsible Investment Survey de 2023 de PwC, 69 % des sociétés de gestion interrogées considèrent que les critères ESG “font partie des priorités pour créer de la valeur dans leur stratégie d’investissement”. Et 56 % des investisseurs avaient “déjà interrompu une transaction pour des raisons liées aux critères ESG” dans les 12 derniers mois. Une nouvelle dynamique qui fait de l’adoption d’un reporting extra-financier un impératif stratégique.

Pourquoi les critères ESG sont-ils essentiels pour les entreprises ?

En quoi l’ESG améliore-t-il la réputation et l’image d’une entreprise ?

L’ESG n’a pas d’intérêt uniquement dans une perspective réglementaire. Cela participe également à améliorer la réputation et l’image de marque d’une entreprise. 

D’abord pour sa marque employeur. Selon une étude CSA pour Linkedin et l’ADEME de 2021, à offres équivalentes, 78 % des salariés choisiraient de rejoindre une entreprise engagée pour la transition écologique. Les salariés voient d’ailleurs de plus en plus l’entreprise comme un lieu d’engagement pour mener à bien la transition écologique, avec des mobilisations collectives de plus en plus fréquentes en interne (Fresque du Climat par exemple, etc). Les entreprises qui s’impliquent dans cette démarche ont un vrai potentiel attractif, que ce soit pour attirer de nouveaux talents ou fidéliser les existants. 

L’ESG valorise également l’image de l’entreprise auprès de ses différentes parties prenantes : investisseurs, clients, communautés locales, qui s’intéressent elles-aussi au défi climatique et aux questions sociales. Le choix d’un partenaire ou d’une entreprise à financer se fait de plus en plus en fonction des critères de durabilité. 

Enfin, la mise en œuvre d’un reporting ESG implique plus de transparence de la part des entreprises. Cela permet de construire une relation de confiance avec ses partenaires et solidifie sa réputation.

Comment les critères ESG influencent-ils la performance financière ?

Conformité réglementaire, amélioration de l’image de marque… et meilleure performance financière : c’est l’impact positif de l’adoption de critères ESG au sein des entreprises. 

Appliquer des critères ESG impose à l’entreprise d’optimiser sa consommation de ressources et raisonner sa chaîne de production. Cela limite les impacts environnementaux, mais améliore également la rentabilité. Dans une étude menée par des étudiants de Cambridge, 44 % des entreprises répondantes indiquent que le reporting ESG améliore leur efficacité opérationnelle et 43 % ont réduit les coûts associés aux émissions carbone.

Par ailleurs, une entreprise engagée dans une démarche socialement responsable a une meilleure résilience face aux crises. Les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance sont identifiés en amont et anticipés, ce qui donne une meilleure résistance à l’entreprise. Dans l’étude de Cambridge, 66 % des répondants mentionnent que le reporting ESG les a aidés à mieux gérer les risques opérationnels, y compris les perturbations de la chaîne d’approvisionnement. 

Différentes études au fil des ans mettent en avant la meilleure performance financière sur le long terme des entreprises qui intègrent des critères extra-financiers par rapport à leurs concurrents. Une méta-étude de Friede et al. réalisée en 2015 sur l’ensemble des 2 250 études académiques publiées sur la performance ESG, couvrant des données de 1970 à 2014, conclut que les critères ESG sont corrélés positivement avec la performance financière des entreprises dans 62,6 % des études. Une nouvelle étude de 2023 a analysé la performance des entreprises de 2015 à 2020. Les résultats étaient similaires. Cela soutient l’idée qu’intégrer un reporting extra-financier se traduit par une meilleure gestion des entreprises et une performance financière accrue.

 

Comment intégrer efficacement les critères ESG en entreprise ?

Quels indicateurs permettent de mesurer la performance ESG ?

Les indicateurs utilisés pour mesurer la performance ESG des entreprises varient selon les agences de notation, les cadres réglementaires et les attentes des parties prenantes. Cependant, certains indicateurs sont couramment utilisés, pour chaque pilier. 

Performance environnementale

  • Émissions de gaz à effet de serre (GES) : évaluation des émissions directes (scope 1), émissions indirectes liées à l’énergie (scope 2) et autres émissions indirectes (scope 3),

  • Consommation d’énergie : consommation totale d’énergie, intensité énergétique

  • Gestion de l’eau : consommation d’eau, intensité de l’utilisation de l’eau

  • Gestion des déchets : production de déchets, taux de recyclage, taux de valorisation des déchets

  • Utilisation des ressources naturelles : consommation de matières premières, taux de renouvellement des ressources

  • Biodiversité et impact sur les écosystèmes : impact sur la biodiversité, initiatives de conservation

  • Conformité réglementaire : nombre de certifications environnementales

Performance sociale

  • Diversité et inclusion : égalité des genres, représentation des minorités

  • Santé et sécurité au travail : taux d’accidents du travail, taux de maladies professionnelles

  • Formation et développement : heures de formation par employé, investissement dans la formation

  • Engagement des salariés : taux de satisfaction, taux de rétention

  • Engagement communautaire : investissement dans la communauté, nombre de partenariats communautaires

  • Conditions de travail : taux de syndicalisation, politiques de travail équitables

Performance de gouvernance

  • Structure du conseil d’administration : indépendance du conseil, diversité du conseil

  • Rémunérations des dirigeants : transparence de la rémunération, alignement sur la performance

  • Droit des actionnaires : protection du droit des actionnaires, engagement des actionnaires

  • Éthique et conformité : codes de conduite et d’éthique, lutte contre la corruption

  • Gestion des risques : identification et gestion des risques, surveillance des risques

  • Politiques de gouvernance : politiques de gouvernance d’entreprise, évaluation du conseil

Cette liste n’est pas exhaustive et est adaptée en fonction de l’entreprise.

Comment communiquer sur ses engagements ESG ?

La communication sur les engagements ESG renforce la réputation de l’entreprise et attire les talents et les investisseurs. Pour une communication efficace, voici quelques conseils.

  • Publier un rapport annuel ESG, qui détaille les performances de l’entreprise : inclure des objectifs clairs et chiffrés, des indicateurs de performance et les progrès réalisés.

  • Communiquer sur son site : dédier un espace sur son site web pour mettre en avant le reporting annuel et toutes autres initiatives pertinentes en matière d’ESG.

  • Consulter et échanger avec ses parties prenantes : impliquer les différentes parties prenantes de l’entreprise (salariés, investisseurs, clients, communautés locales) pour être alignés et échanger avec elles sur les initiatives ESG.

  • Promouvoir en interne : intégrer pleinement les initiatives ESG à la culture d’entreprise, s’assurer que les équipes dirigeantes les promeuvent, mettre en place des actions et des reconnaissances en interne pour les équipes qui contribuent significativement aux objectifs ESG.

  • Organiser des sessions de formation et sensibilisation : réunir ses équipes et les parties prenantes de l’entreprise pour des sessions de formation sur les enjeux ESG, les efforts et la stratégie de l’entreprise, participer à la pédagogie auprès du grand public sur les initiatives ESG et leur impact.

Comment Weefin accompagne les entreprises dans leur transition ESG ?

Quelles solutions propose Weefin pour intégrer l’ESG dans la stratégie d’entreprise ?

Chez WeeFin, nous aidons les acteurs financiers à intégrer l’ESG dans leur stratégie d’investissement. Nous proposons une plateforme SaaS conçue pour faciliter cette intégration.

Centralisation des données ESG 

Notre plateforme centralise l’ensemble de vos données ESG, qu’elles soient publiques ou privées, ainsi que vos données d’investissement, pour faciliter la gestion et l’analyse au sein d’une interface unique.

Personnalisation des indicateurs et des scores 

WeeFin permet de configurer des indicateurs réglementaires ou de créer des indicateurs et scores personnalisés en fonction de la stratégie d’investissement spécifique de l’entreprise.

Conformité et reporting

Nous aidons les entreprises à se conformer aux réglementations en vigueur et à automatiser leur reporting, qu’il soit réglementaire ou non.

Simulation 

Notre outil vous permet de tester une évolution de stratégie, qu’il s’agisse d’une modification de portefeuilles existants ou de la création de nouveaux portefeuilles, pour mesurer l’impact sur la durabilité du portefeuille.

Comment Weefin aide les entreprises à mesurer et optimiser leur performance ESG ?

Pour aider les entreprises à mesurer et optimiser leur performance ESG et construire une stratégie d’investissement durable, nous avons développé plusieurs fonctionnalités dédiées : 

  • Intégration de données multi-sources : WeeFin intègre des données provenant de sources multiples, y compris des bases de données publiques et privées, pour offrir une vie complète et précise des performances ESG,

  • Suivi en temps réel : la plateforme permet un suivi en temps réel des indicateurs ESG, offrant une vision actualisée des performances et permettant des ajustements rapides pour optimiser les résultats,

  • Optimisation des investissements : grâce à nos algorithmes, WeeFin aide les acteurs financiers à optimiser leurs investissements en fonction des critères ESG, en identifiant les opportunités d’investissement qui maximisent rendement financier et impact positif,

  • Gestion des risques ESG : nous aidons les entreprises à identifier et gérer les risques ESG, en fournissant les outils pour surveiller les risques liés aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance,

  • Collaboration : notre plateforme facilite la collaboration entre les différentes parties prenantes internes et externes, pour partager efficacement les connaissances et les bonnes pratiques.

FAQ – Tout savoir sur la définition et l'impact des critères ESG

Quelle est la différence entre ESG et RSE ?

Les termes ESG et RSE sont souvent utilisés de manière interchangeable. Si elles sont liées, ces notions sont pourtant bien distinctes. 

Les critères ESG,  pour environnemental, social et de gouvernance, sont des critères extra-financiers, comme on l’a vu dans cet article. Ce sont des critères quantifiables, utilisés principalement par les investisseurs. Ils permettent d’évaluer la durabilité et la performance extra-financière d’une entreprise. Les entreprises les utilisent pour guider leur stratégie dans une optique durable.

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) désigne quant à elle une démarche globale et volontaire d’une entreprise à intégrer les préoccupations environnementales et sociales au sein de sa stratégie. Une démarche RSE peut être évaluée par les critères ESG.

Pourquoi les banques et investisseurs s’intéressent-ils aux critères ESG ?

Au-delà des aspects purement réglementaires, les banques et les investisseurs s’intéressent aux critères ESG (environnemental, social, de gouvernance) car cela permet d’évaluer une entreprise dans sa globalité, et d’appréhender son côté durable, sur les différents volets. 

Les entreprises qui mettent en place des critères ESG ont une meilleure gestion des risques et sont plus résilientes face aux crises externes, ce qui est recherché par les investisseurs et les banques qui souhaitent mettre en place des financements durables. 

Les critères ESG impliquent aussi que les entreprises optimisent l’ensemble de leurs processus pour réduire leur impact sur le climat, ce qui donne lieu à une réduction des coûts et une meilleure rentabilité. Dans la plupart des cas, les critères ESG ont également une corrélation positive sur la performance financière de l’entreprise.  

Enfin, les entreprises qui intègrent des critères extra-financiers dans leur stratégie capitalisent souvent mieux sur de nouvelles opportunités de marché, ouvrant des perspectives de croissance. 

Tous ces éléments attirent l’attention des banques et des investisseurs, et flèchent le capital vers les entreprises engagées sur les volets environnemental, social et de gouvernance.

Comment une PME peut-elle intégrer les critères ESG ?

Les obligations réglementaires concernant les critères ESG s’adressent avant tout aux grands groupes et ETI aujourd’hui. Cependant, le reporting extra-financier se démocratise de plus en plus et devient la norme, même pour les PME. Certaines d’entre elles seront d’ailleurs concernées par la directive européenne CSRD, adoptée en décembre 2022 et dont l'application pour les entreprises débutera en 2028. Intégrer dès aujourd'hui des critères ESG dans sa stratégie est donc pertinent. 

Comment faire ? Cela peut se réaliser de manière progressive. Parmi les actions qu’une PME peut réaliser : 

Réaliser une évaluation initiale 

Pour identifier les pistes d’actions, il est important d’effectuer un audit ESG initial. Il évalue les performances actuelles de l’entreprise sur les volets environnemental, social et de gouvernance. 

Effectuer un benchmark sectoriel

Afin de définir les pistes d’action prioritaires, comparer ses pratiques avec celles des autres entreprises du secteur est utile. Cela permet d’identifier les bonnes pratiques. 

Sensibiliser et former

Pour que les critères ESG soient vraiment intégrés en interne, il est important de sensibiliser les salariés au sujet via des formations et d’engager la direction. 

Définir des objectifs

Avant de passer à la mise en œuvre, il faut définir des objectifs clairs et les prioriser. Ils doivent être spécifiques et mesurables. 

Intégrer l’ESG dans la stratégie de l’entreprise

Les critères ESG doivent faire partie du plan d’action de l’entreprise et de ses processus pour qu’ils soient pertinents. 

Mesurer et effectuer un reporting

Pour suivre l’impact et l’évolution des critères ESG, il faut définir des indicateurs de performance pour chacun et publier un rapport annuel des performances. 

Utiliser les bons outils

Il existe de nombreux outils disponibles sur le marché pour faciliter le déploiement d’une stratégie ESG, qui sont spécialisés dans la collecte, l’analyse et le reporting des données, et qui permettent d’automatiser partiellement les processus.

Existe-t-il des réglementations spécifiques aux critères ESG ?

Le cadre réglementaire sur les critères ESG s’applique aujourd’hui particulièrement aux grandes entreprises et ETI. 

Une première loi de 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte a imposé aux grandes entreprises financières (banques, assurances, sociétés de gestion) de mettre en place un reporting extra-financier. 

Cela a été complété en 2019 par l’article 29 de la loi Énergie-Climat, qui fixe un cadre plus précis sur le reporting ESG attendu. Les entreprises doivent également indiquer comment leur stratégie est alignée sur les objectifs de l’Accord de Paris sur les ambitions climatiques. Cette loi étend également le périmètre des entreprises concernées aux ETI et à d’autres sociétés, en fonction de leur taille et leur impact. 

Enfin, une nouvelle réglementation, adoptée en décembre 2022 et dont l’application aux entreprises débutera en 2028, la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), directive européenne relative à la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises, élargit encore le champ des entreprises concernées par le reporting ESG. Les PME cotées deviennent soumises à cette obligation. 

Les critères sont les suivants : 

  • Les grandes entreprises européennes, cotées ou non, qui dépassent deux des trois seuils suivants : + 250 salariés, + 50 M€ de chiffre d’affaires annuel, + 25 M€ de bilan total, devront effectuer leur premier reporting en 2028, sur l’année 2027.

  • Les PME cotées en bourse (sauf micro-entreprises) remplissant deux des critères suivants : entre 10 et 250 salariés, chiffre d’affaires compris entre 900 000 € et 50 M€, bilan total supérieur à 450 000 € et inférieur à 25 M€, devront effectuer leur premier reporting en 2029, sur l’année 2028.

Au-delà de l’aspect purement réglementaire, certains labels viennent attester des efforts ESG d’une entreprise. Parmi les plus connus, on retrouve le label ISR (investissement socialement responsable), le label GreenFin, dédié aux investissements verts, et le label Finansol, conçu pour l’épargne solidaire.

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